Optimisation des herbicides

Jusqu’à présent, la diminution des herbicides se traduisait par une diminution de dose, sans toutefois atteindre le niveau d’efficacité obtenu avec les doses de référence. Cela se matérialisait au champ avec des efficacités aléatoires, et à moyen terme, un salissement plus important des parcelles. Néanmoins, cette diminution des doses d’herbicides pourrait s’accompagner de très bonnes efficacités, identiques aux doses références, à condition de maîtriser un certains nombres de paramètres, liés à la pulvérisation. Cette action doit donc permettre, à l’aide d’essais expérimentaux spécifiques, de caractériser ces facteurs d’efficacité. Ces différents facteurs sont étudiés un à un, parmi lesquels le volume de bouillie et les adjuvants utilisés. Les conditions climatiques, favorables à l’efficacité des herbicides, sont également étudiées.

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Essais analytiques sur :

- le volume de bouillie :

Avec des moyens spécifiques (quads...) permettant de baisser significativement les volumes (60 l/ha), l'objectif est de chiffrer le gain éventuel de dose permis par la baisse du volume de bouillie.
On cherche également à connaitre l'impact du facteur hygrométrie ainsi que les efficacités du bas-volume à différentes dates d'application (précoce, tardive...). 
Enfin, le contexte de résistance permet-il la modulation de dose ?
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- dose efficace ou réduite :
200 g/ha ou 125 g/ha d'Archipel (sulfonylurée à action antigraminée)
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- pH / dureté de l'eau :
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Diverses eaux sont testées :
- une eau non dure à 0°f de dureté
- une eau dure à 25°f
- une eau très dure à 50°f

Ces trois eaux ont volontairement été choisies de façon à extrémiser les caractéristiques de dureté présentes au sein des réseaux de distribution, afin d’amplifier tout impact de dureté présent. 

- les adjuvants :

Etude de différents adjuvants et de leur combinaison avec des sels à des volumes de 100-150 l/ha. L'objectif est de chiffrer le gain d’efficacité et de dose envisageable par l’emploi de certains adjuvants. On souhaite aussi caractériser l’effet du sulfate d’ammonium (qui améliore l'efficacité du désherbage). 
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- présence ou non d'Actimum (sulfate d'ammonium à 460 g/l)
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- Combinaison des facteurs :

Le volume est croisé avec le facteur pH sur un essai et croisé avec différents adjuvants sur un autre essai.

En effet, les études par le passé ont montré que le volume de bouillie, couplé à la dureté de l’eau, pouvait influencer l’efficacité herbicide.

2 essais sont mis en place à l’aide de quads à Boigneville et Mons, selon les 3 mêmes modalités de dureté de l'eau (0°f, 25°f et 50°f), avec une variation du volume (50 l/ha et 150 l/ha), une variation de dose (200 g/ha ou 125 g/ha) et la présence ou non de sulfate d'ammonium.

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Tous les essais sont réalisés avec Archipel (sulfonylurée à action antigraminée).

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Coordination d'essais sur les conditions climatiques :

Les objectifs sont de :
- caractériser les facteurs climatiques essentiels à l’efficacité des herbicides de sortie d’hiver.
- chiffrer le gain éventuel de dose permis par la maîtrise de ce(s) facteur(s)
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Modifié le: vendredi 21 février 2014, 12:01